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Message Technique N°6

  • 1 juil.
  • 12 min de lecture
  1. Moisson des céréales et du colza

1.1 Controle avant moisson

C'est maintenant que vous pouvez contrôler l'efficacité de vos choix techniques, avant le passage des moissonneuses, qui ne laisseront que des chaumes.

Vous devez contrôler l'efficacité de vos interventions herbicides ou de désherbage mécanique, pour pouvoir établir des stratégies d'actions pour les futures campagnes. Reconnaissez vos adventices qui dominent pour choisir les meilleurs produits ou actions lors des prochaines campagnes.

Juste avant la moisson, nous observons des parcelles avec un salissement conséquent en ray-grass, vulpin et brome, ainsi que des parcelles avec beaucoup de liserons.

L’objectif de cette rubrique est de mettre en lien les problèmes de salissement spécifiques à la parcelle avec la future rotation.


  1. Par exemple, on évitera à tout prix de prévoir :

    - une orge d’hiver dans une parcelle ayant du brome lors de la moisson du blé

    - un soja dans une parcelle ayant beaucoup de chardons

    Pour un tournesol sur une parcelle infestée de liserons, on choisira une variété tolérante à l'express SX/Cameo SX/Pointer SX/Taxi SX/Tribe75WG (à base de trybenuron).

    Rappel :

Choix de la rotation :

Les recommandations suivantes valent pour tous les systèmes :


- Alterner au maximum des cultures de printemps et d’hiver pour permettre une lutte plus efficace contre les graminées (vulpin, ray grass, …)


- Favoriser une alternance graminée / dicotylédones :


  • Pour limiter le risque des maladies, notamment les maladies du pied des céréales de plus en plus nombreuses, ainsi que le risque d'ergots des céréales.


  • Pour diversifier les matières actives de désherbage, avec les anti graminée spécifiques et le kerb


- Eviter au maximum de placer :

• une orge dans une parcelle avec du bromes (aucune matière active efficace) et si possible pas après un blé.

• un pois, une féverole ou un soja dans une parcelle avec des vivaces (chardons, liserons)

• une orge après blé en semis sous litière ou semis direct (gestion de l’azote, repousses de blés ne pouvant être désherbées dans l’orge, maladies)

• un colza après orge en semis sous litière ou semis direct (surtout si les pailles sont laissées aux champs) (mauvaise levés, repousses d’orge, limaces, manque d’azote)

• un blé après maïs grains (date de semis, fusariose, mico toxine)

Dans la mesure du possible, éviter le retour du blé ou d'une céréale à paille tout les 2 ans, un blé tous les 3 ans est une bien meilleur option agronomique pour péréniser cette culture sur le canton.

1.2 Point sur la sclerotiniose en Colza



Apres la recolte du colza, faite le point sur la pression sclerotiniose et regardant vos cannes de colza afin de vérifier la présence ou non de sclérotes qui attesterai de la présence du champignon dans votre parcelle. Pour cela il suffit de controller l'inteLutte biologique dans la rotation

En cas de présence importante de sclérotes (selon les dégâts observés les années précédentes) ou dans une rotation riche en cultures sensibles (colza, tournesol, tabac, pois, soja), une lutte biologique appliquée à l’ensemble de la rotation peut être une solution pertinente. Cette approche est également adaptée aux systèmes de production en extenso.

Le produit Contans WG, à base de spores fongiques, contient un parasite naturel des sclérotes capable de détruire une grande partie de ces derniers. Son application, positionnée entre deux cultures, permet de réduire l’impact de la sclérotiniose sur l’ensemble de la rotation.

Pour une efficacité optimale, l’application doit :

  • Être réalisée entre le 1er et le 2e déchaumage,

  • Être effectuée le soir (les rayons solaires réduisent l’efficacité du produit),

  • Être incorporée superficiellement (environ 5 cm) immédiatement après l’application.rieur des cannes si il y a présence de sclerottes, qui s'apparentrais à des crottes de souris ou de rats (voire photo si dessous).

Sclérotes de sclerotiniose dans et au pied du colza (photo source Desangosse)
Sclérotes de sclerotiniose dans et au pied du colza (photo source Desangosse)
Cycle de la sclerositose (source Lallemand)

Lutte biologique dans la rotation

En cas de présence importante de sclérotes (selon les dégâts observés les années précédentes) ou dans une rotation riche en cultures sensibles (colza, tournesol, tabac, pois, soja), une lutte biologique appliquée à l’ensemble de la rotation peut être une solution pertinente. Cette approche est également adaptée aux systèmes de production en extenso.

Le produit Contans WG, à base de spores fongiques, contient un parasite naturel des sclérotes capable de détruire une grande partie de ces derniers. Son application, positionnée entre deux cultures, permet de réduire l’impact de la sclérotiniose sur l’ensemble de la rotation.

Application du Contans WG :

  • Être réalisée entre le 1er et le 2e déchaumage ou avant un travail superficiel (semis de couvert),

  • Être effectuée le soir (les rayons solaires réduisent l’efficacité du produit),

  • Être incorporée superficiellement (environ 5 cm) immédiatement après l’application.



1.3 Gestion des pailles

La gestion des pailles et des chaumes débute dès la moisson et se poursuit par un éventuel broyage et déchaumage.

L’objectif de ces interventions est de :

  • Faciliter la mise en place du couvert végétal ou de la culture suivante

  • Favoriser une bonne décomposition des résidus pour éviter le développement des maladies ou ravageurs.

3 cas de figurent peuvent être rencontrés selon le mode de semis de la culture suivante :

Mode de semis de la culture suivante ou du couvert végétal

Labour

Semis sous litière

Semis Direct

Taille des chaumes

 

(Géré par la hauteur de coupe la moissonneuse-batteuse)

 

 

 

Court

 

 

 

Court

ð Semoirs à disques : Longs (laisser un maximum de paille sur pied pour me pas gêner le semis)

 

ð  Semoirs à dents :

Courts (pour ne pas risquer les bourrages)

Taille des brins de paille

 

(géré par le broyeur de la moissonneuse-batteuse)

 

 

Court

 

 

Court

ð Semoirs à disques :

Longs

 

ð Semoirs à dents :

Courts

Répartition

des pailles et

menues pailles

Homogène sur toute la largeur de la coupe

(Géré par la moissonneuse-batteuse)

Incorporation des pailles au sol par

Déchaumage 

(facultatif mais recommandé pour faciliter une incorporation homogène des résidus au sol)

 

et / ou

 

Labour (25 cm maximum) suivit d’un passage d’outil permettant de refermer et niveler le sol (vibroculteur + rouleau, herse + rouleau) dans le cas des futurs semis de colzas pour éviter les pertes d’humidité par évaporation.

Déchaumage

combiné ou non au semis du couvert végétal d’interculture.

 

Remarque : on veillera à bien rappuyer le déchaumage pour favoriser la levée des adventices et repousses ainsi que celle du couvert végétal le cas échéant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-

Semis du couvert végétal

(Cf. guide des couverts végétaux 2022 en pièce jointe).

 

 

 

-

Pouvant être combiné au déchaumage

Le plus rapidement possible après la moisson pour bénéficier de l’humidité résiduelle du sol.

Restitution et maintien des résidus de culture en surface

1. Intérêt agronomique des résidus de culture

La restitution des résidus de culture en surface (0-5 cm), sans labour ni enfouissement profond, permet de nourrir et protéger le sol. Bien que l’exportation de la paille évite certains problèmes techniques, elle est moins avantageuse d’un point de vue agronomique, car les résidus jouent un rôle clé dans la productivité des systèmes agricoles.

2. La paille : un "éco-carburant" pour le sol

  • Composition :

    • 95 % de matière organique (dont 85-90 % de composés facilement décomposables et 5-10 % de lignines, plus stables).

    • 1 tonne de paille ≃ 400 litres de fuel en équivalent énergétique.

    • Valeur humique : ~165 kg/tonne.

  • Rôle écologique :

    • Alimente la microfaune et microflore du sol, activant la minéralisation (libération d’éléments minéraux pour les plantes).

    • Les lignines contribuent à l’humification (accumulation de matière organique stable), améliorant la structure du sol à long terme.

    • Stimule la chaîne trophique (protozoaires, nématodes, vers de terre), favorisant la structuration du sol et son aération.

  • Composition minérale (exemple pour la paille de blé) : Azote (7 g/kg), phosphore (0,7 g/kg), potassium (12 g/kg), calcium (4 g/kg), magnésium (1 g/kg), etc.

3. Avantages agronomiques et environnementaux

  • Protection du sol :

    • Réduction de l’érosion (hydrique et éolienne) :

      • Une couverture de 20 % réduit l’érosion de 50 % (vs sol nu).

      • Une couverture de 90 % (semis direct) réduit l’érosion hydrique de 90 %.

    • Amélioration de la stabilité structurale grâce à la glomaline (collant naturel) et aux galeries des vers de terre.

  • Amélioration des conditions de culture :

    • Meilleure infiltration de l’eau et réduction du ruissellement.

    • Augmentation de la capacité de stockage en eau et des rendements à long terme.

  • Facilitation du semis :

    • Les semoirs à disques sont adaptés en présence de pailles debout ou sèches.

    • Un broyage fin est recommandé pour les semoirs à dents ou en cas de travail du sol post-moisson.

4. Limites et contraintes


    • La restitution et la dégradation par les micro-organismes du sol des pailles sont consomatrice d'azote au détriment des cultures et des couverts.

    • Risque de problèmes de semis en cas de résidus abondants (ex. : colza après céréale à paille).

    • Peut nécessiter un recours accru aux molluscicides ou fongicides.


5. Impacts sur la durabilité du système

Critères

Effets positifs

Effets neutres/négatifs

Environnementaux

Réduction des GES et de la consommation d’énergie fossile.

Transfert accru de polluants vers les nappes phréatiques (infiltration).

Agronomiques

Amélioration de la fertilité et de la résistance au stress hydrique.

Risque de développement de bioagresseurs.

Économiques

Réduction des charges de mécanisation (moins de travail profond).

Coûts supplémentaires en produits phytosanitaires.

Sociaux

Gain de temps de travail.

Moins de solidarité entre agriculteurs (paille non disponible pour les éleveurs).

En résumé : La restitution des résidus en surface est une pratique bénéfique pour la structure du sol, la biodiversité et la durabilité, mais elle nécessite une adaptation des outils et une gestion rigoureuse pour limiter ses inconvénients.


Apport dans 1kg de paille de blé (10g:

Élément

Teneur

Azote

7 g

Phosphore

0,7 g

Potassium

12 g

Calcium

4 g

Magnésium

1 g

Sodium

0,16 g

Chlore

5,4 g

Soufre

1 g

Manganèse

41 mg

Zinc

12 mg

Cuivre

4 mg

Fer

151 mg

Sélénium

0,2 mg

Cobalt

0,7 mg

Molybdène

1 mg



1.4 Rappels sur l'ergot des céréales

l'ergot bien présent en 2025 sur le cantons
l'ergot bien présent en 2025 sur le cantons

1.4.1 Dans l’médiat, à la moisson :

Prévenez systématiquement le centre collecteur pour ne pas mélanger les lots sains et contaminés.

Nous vous conseillons de bien regarder vos parcelles et de faire attention avant de mélanger 2 parcelles différentes dans vos remorques. L'ergot est très préjudiciable, et au-delà des seuils vous risquez de devoir repartir avec votre marchandise, qui peut même être considérer comme non acceptable en fourrage.

L'ergot ne se développe pas de manière homogène dans la parcelle et préfèrera les zones plus humides et/ou fraiches et ombragées ainsi que les zones où les graminées tel le vulpin sont plus abondantes comme les bords de chemins ou bien les désherbages à la réussite aléatoire. Il est donc nécessaire de faire un tour dans vos parcelles avant moisson et contrôler notamment les zones les plus à risques, afin d'éventuellement les récolter à part ou de les isoler.

Les fongicides n'ont pas d'effets, et les protections de semences actuelles sont totalement inefficace face à ce champignon. Donc même les parcelles protégées par un ou des fongicides devront être contrôler avant battage.

Avec les informations reçues à ce jour, nous ne pouvons pas non plus préconiser ou isoler des variétés en particulier, il conviendra donc de VERIFIER TOUTES VOS PARCELLES (la légende du blé barbu plus sensible n'existe pas).


1.4.2 Les causes

Le champignon se reproduit uniquement sur des graminées et reste viable minimum 2 ans dans le sol. La contamination des graminées adventices est une source importante de maintien du champignon dans les parcelles. L’éventuel contamination des semences de ferme est possible, car les traitements de semences sont inefficaces (mais dans le cadre de semence certifié, des test sévères sont effectués et les lots contaminés sont exclus).


1.4.3 Les remèdes

Il va falloir mettre en place une série de mesures combinées. Les appliquées seules ou partiellement peuvent donner des résultats décevants.

- Allonger les rotations en éloignant au maximum les céréales à paille, avec un minimum de 2 ans sans. Oublier totalement la rotation blé-orge-x.

- Soigner les désherbages contre les graminées dans toutes les cultures, d’hiver comme de printemps. Objectif 100% obligatoire (cela veut dire au minimum un passage à l’automne et un passage au printemps, voir 2 à l’automnes dans les céréales pour les parcelles les plus sales).

- Dans les parcelles contaminées, un labour occasionnel. Importance du terme OCCASIONNEL : comme pour les semences de graminées, si vous labourer systématiquement, vous remontrez le champignon au labour suivant. Le labour ne vous épargnera pas des autres levier (des parts de champignon remontrons en surface naturellement par la faune et autres passages d’outils. Surtout pas de travail profond avec un outils à dent ou a disques, qui mélangerais des sclérottes sur tout les horizons et reporterait le problèmes sur de longues années.

- Broyage des chemins et des bords de parcelles dans les temps et généralisé. "Dans les temps" signifie avant la contamination des graminées naturelles au moment de leur floraison, soit en général en avril. L’organisation coordonnée par secteur ou commune, là où ce n’est pas encore le cas.

- Utilisation de semences certifiées et contrôle visuel lors du remplissage du semoir. En cas de doutes, toujours garder un échantillon. Les lots destinés aux semences sont contrôlés plusieurs fois, triés et même les poussières sont testées.



1.5 Nettoyage de la batteuse

Nous vous rappelons la grande importance du nettoyage de la batteuse entre deux parcelles, surtout entre les parcelles atteintes d’ergots ou en présence de mauvaises herbes. Les vulpins et le ray gras résistants aux herbicides sont de plus en plus présent sur le canton et risquent de se disséminer par les engins de battage. Leur dissémination lors de la moisson est le facteur principal de leur migration d’une parcelle à une autre, et d’une exploitation à une autre.

Il en va de l’avenir des céréales dans vos assolements… Plusieurs solutions herbicides vont disparaitre dans les deux ans à venir, et pas de nouvelle solution chimique prévues…

Exemple de raygrass résistants au glyphosate en Bourgogne, doses variables de glyphosate de gauche à droite de 1,5kg de matière active/ha (4l pour les prdt dosé à 360g/l) à 4,5 kg de matière active (12l prdt à 360g). Nous avons deja des raygrass résistants glypho sur le canton (souvent proche des vignes)... ne les transportez pas d'une parcelle à l'autre !
Exemple de raygrass résistants au glyphosate en Bourgogne, doses variables de glyphosate de gauche à droite de 1,5kg de matière active/ha (4l pour les prdt dosé à 360g/l) à 4,5 kg de matière active (12l prdt à 360g). Nous avons deja des raygrass résistants glypho sur le canton (souvent proche des vignes)... ne les transportez pas d'une parcelle à l'autre !

La présence de graminées résistantes aux herbicides est avérée sur le canton, à différentes molécules. De plus, les solutions de traitements vont diminuer dans les années à venir. Pour rappel, un ray grass produit entre 500 et 1500 graines par pied et un vulpin entre 1500 et 10.000 graines par pied. En dehors du problème à la parcelle, directement lié à son enherbement de l’année, il va être extrêmement important de bien nettoyer la moissonneuse d’une parcelle à l’autre.

Un souffleur à feuilles peut deja faire du bon travail entre 2 parcelles

A lire :

(Source terre net)

Voici les principales étapes à suivre. Les étapes 1 à 6 et 8 doivent impérativement se faire moteur éteint. Temps estimé entre 20 et 30 minutes.

1) Placer la machine sur un chemin ou une zone non cultivée. Nettoyer le fond de la barre de coupe et le dessus du convoyeur.

 

Nettoyer le fond de la barre de coupe et le dessus du convoyeur (©Arvalis)

2) Ouvrir et vider le bac à pierres sous le convoyeur.

3) Si la machine est équipée de grilles réglables : les ouvrir à fond. En cas de grilles à trous, les sortir pour nettoyage.

Vider le bac à pierres (à g.) et nettoyer les grilles (à d.) 

4) Ouvrir les trappes des pieds d'élévateur et des vis de retour.

 

Ouvrir les trappes des pieds d'élévateur (©Arvalis) 

5) Nettoyer l'intérieur de la trémie si besoin (formation d'amas dans les angles) et ouvrir la trappe de vidange si présente.

 

Nettoyer l'intérieur de la trémie (©Arvalis) 

6) Pour les machines conventionnelles : nettoyer les grilles supérieures des secoueurs : amas de pailles/barbes/graines accumulés dans les angles. Pour les machines à rotors : vérifier les éventuelles accumulations via les trappes d'accès. 

Nettoyer les grilles des secoureurs (©Arvalis)

7) Vérifier qu'aucune personne n'est présente à proximité de la machine et la mettre en marche. Régler les vents, le batteur (ou les rotors) à la vitesse maximale tout en montant et descendant plusieurs fois la barre de coupe et en faisant tourner la vis de vidange. Il est préférable de répéter deux fois (ou plus) cette action pendant trente secondes avec une brève interruption entre chaque opération plutôt qu'une seule fois sur un grand laps de temps.

 

8) Nettoyer le dessus du réflecteur du broyeur et de l'essieu arrière (©Arvalis). Pour le nettoyage, en complément d’un balai, un compresseur mobile peut être utilisé ou encore un souffleur à feuilles par exemple.

 

Respecter scrupuleusement ce procédé pour ne pas vous retrouver dans une impasse technique dans le futur !


  1. Gestion post récolte


2.1 Raisonnement

source Agridea
source Agridea

2.2 Le déchaumage

La reprise des chaumes post récolte doit commencer dès que les conditions sont possibles. Cependant, cela est souvent difficile en raison de la charge de travail ou de l’exportation des pailles. Négliger cette étape est une erreur significative, les capillarités du sol qui transportent l'humidité des couches plus profondes doivent être perturbés même de façon très superficielle.

Pour une reprise post-récolte rapide et efficace, des équipements tels que la herse à paille sont recommandés. Des vitesses de fonctionnement de 20-25 km/h facilitent une intervention rapide, interrompant l'évaporation et encourageant la germination et la destruction des mauvaises herbes à moindre cout et cela repartira les pailles.

exemple de herse à paille
exemple de herse à paille

Dans les conditions actuelles de sol très sec, il est fortement déconseiller d'effectuer un travail profond ni de labourer.

2.3 Gestion des Vivaces

L’après moisson peut être l’occasion de gérer les vivaces dans les parcelles infestées. Pour le liseron, le chardon et les rumex, il faut les laisser pousser suffisamment avant de les traiter avec du glyphosate (conseiller d’additionner de l’hormone type 2.4d ou dicamba, mais jamais avant colza), quand les adventices auront suffisamment de surface foliaire. En cas d’utilisation de glyphosate combiné à du 2.4D ou de Dicamba (les hormones sont très efficaces sur les vivaces), attention à la rémanence pour vos couverts sur les légumineuses notamment. Respecter le délai d’attente traitement-travail du sol-semis (minimum 10j voir plus selon dosage). Pas de traitement avec du 2.4D ou Dicamba avant un colza !

 

Rappel quantité de glypho: Contributions pour des techniques culturales préservant le sol : Pour cette mesure, il est possible d’appliquer au maximum 1,5 kg de GLYPHOSATE par ha par année. Dans la pratique on divise 1500 g par la concentration de son produit : 1500 / 480g (ex. Roundup Profi) = 3.1 litres /ha maximum

2.4 Couverts

Semer tôt, si vous n’avez pas de problème de vivaces, pas de paille dans la ligne de semis et attention au limaces (possibilité de mélanger l’anti-limace à la semence de couvert)


  1. Soja

C’est le moment pour contrôler la bonne efficacité de l’inoculation, observé vos racines de soja vers le stade 3-4 feuilles pour constater la présence des nodosités sur le les racines de soja. Sans leur présence, en cas de problème d’inoculation, le soja n’aura que les reliquats d’azote présent dans le sol pour se nourrir, ce qui pénalisera considérablement la culture.

différence entre un soja avec nodosités et sans, source "terre inovia"
différence entre un soja avec nodosités et sans, source "terre inovia"

En cas de soja mal inoculé présentant peu ou pas de nodosités, une fertilisation foliaire peut etre judicieux comme l'on montrer notre test Agrivulg 2025:




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