Message Technique N° 3
- 7 avr.
- 12 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 avr.
Au sommaire :
Colza
1.1 Floraison en attente...
Colza en retard de floraison 2026 : diagnostic et causes
Contexte et symptômes observés
Cette année, de nombreuses parcelles de colza dans le canton de Genève présentent des retards de floraison, avec des boutons qui stagnent ou avortent, et des plantes en apparence bien développées mais bloquées dans leur croissance reproductive. Ce phénomène s’observe malgré une biomasse parfois satisfaisante, suggérant un déséquilibre physiologique entre la demande de la plante (montaison, formation des boutons) et l’offre du milieu (rayonnement, nutriments, conditions climatiques).
Causes principales : climat et pratiques agronomiques
Impact | |
Conditions climatiques | Un épisode de douceur anormale fin février (températures supérieures aux normales de saison, +4°C à +6°C par rapport à la moyenne 1991-2020) a accéléré la reprise de végétation (avance de 15 jours sur les stades E-F1). La floraison ne s’est pas engagée correctement en raison d’un refroidissement brutal par la suite. |
Hydromorphie et excès d’eau | Les pluies fréquentes depuis janvier ont provoqué des situations d'asphyxie racinaire, limitant l’absorption d’azote et bloquant la reprise de végétation. Les racines produisent des composés toxiques (éthanol), réduisant la photosynthèse et la croissance. |
Structure du sol dégradée | Le tassement, le manque de porosité ou un drainage insuffisant réduisent l’oxygénation du sol, fragilisant les plantes et limitant la valorisation des engrais azotés. |
Nutrition azotée | Malgré des apports, l’absorption d’azote est bloquée par le froid, l’anoxie ou un mauvais enracinement. Les apports mal positionnés (trop tardifs ou mal fractionnés) aggravent le décalage entre croissance végétative et floraison. |
Insectes | Les larves de grosses altises et de charançons du bourgeon terminal (présentes dès l’automne) ont affaibli les plantes, réduisant leur capacité à compenser les stress printaniers (méligèthes, charançons de la tige). Les fortes attaque de méligèthe a aussi perturbé les premières fleurs : ![]() |
Les variétés | Certaines variétés de colza sont génétiquement plus précoces que d’autres. Cette année, on observe particulièrement les parcelles où de l’Alicia (variété ultra-précoce) a été mélangée aux semences, ce qui accentue les contrastes de développement au sein des parcelles. ![]() ![]() |
Observation : Le canton, avec ses sols souvent argileux et ses épisodes pluvieux marqués, est particulièrement vulnérable à l’hydromorphie et aux retards de floraison. Les sols mal drainés ou compactés aggravent les effets du stress climatique.
1.2 Fumure Azotée et Soufrée
C’est le moment de finaliser vos apports d’azote sur colza : les besoins de la culture sont désormais importants. Le retour de la douceur et des pluies prévues dans les prochaines semaines favoriseront la valorisation de cet apport.
À noter : Assurez-vous d’apporter 60 unités de soufre (S) en cumulant les deux premiers apports.
Possible pour le second passage : Urée, Sulfamid, Weisskorn.

1.3 Ravageurs
Beaucoup d’insectes au printemps cette année…
Selon les parcelles, les piqûres de charançons de la tige touchent 20 à 100 % des pieds, avec des tiges qui éclatent déjà. Les fortes attaques fragilisent les tiges et favorisent la verse. Connaître le nombre de piqûres par parcelle permet de prioriser l’ordre des récoltes…
Les méligèthes sont également bien présents cette année, mais leur activité est au ralenti depuis le retour des températures hivernales et de la bise.
Pour les parcelles en fleurs : fin de la lutte contre les méligèthes — les insecticides sont interdits.
1.4 Maladie
Sclérotiniose : préventif et peu nécessaire, rentabilité discutable ! sortie de l’extenso…
Si besoin, attention au stade et au spectre des produits!
A faire à la chute des premiers pétales, pas trop top car peu efficace. Voire fiche technique FT6.5.3-4
ou sur Base Phyto : (cliquez sur l'icone), c'est GRATUIT 😉
CLIC :
Orge d'Automne
2.1 Fumure Azotée
Si ce n'est pas fait, soldez vos apports avant une pluie.
2.2 Désherbage Mécanique
Le stade devient limite, dernières interventions à prévoir rapidement,
2.3 Désherbage avec Herbicides
Attention, notez qu’à la fin du stade 2 nœuds (CD32), les herbicides utilisables concernent essentiellement la gestion des vivaces (chardons, liserons, rumex…), utilisables jusqu’au stade ligules visibles de la dernière feuille (CD39).
CLIC :contre les graminées avant le stade 2 noeuds (stade BBCH32) contre (raygras, vulpins et folle avoine)
2.4 Fongicides
Le risque de maladies foliaires (helminthosporiose, rhynchosporiose, etc.) chez l’orge d’hiver doit être évalué dès le stade épi 1 cm à 1 nœud (BBCH 30-31).
L’analyse de risque doit intégrer le comportement global des variétés face aux maladies, car il constitue un indicateur clé de leur sensibilité.

Stade BBCH | Description | Maladies cibles | Recommandations |
BBCH 25-31 | 5 feuilles à 1 nœud (début tallage) | Helminthosporiose, rhynchosporiose | Première intervention possible si les conditions sont humides et pluvieuses. |
BBCH 32-39 | 2 nœuds à dernière feuille (montaison) | Helminthosporiose, rhynchosporiose, oïdium | Période critique : risque accru d’infection. Appliquer si présence de symptômes ou conditions favorables (pluies, rosée). |
BBCH 49-61 | Épiaison à début floraison | Helminthosporiose, oïdium, rouille | Deuxième intervention possible si le temps reste humide. À éviter juste avant ou pendant la floraison pour limiter le stress. |
BBCH 69-75 | Remplissage des grains | Rouille, oïdium | Dernière intervention possible si nécessaire, surtout en cas de pression forte. |
CLIC : Liste des fongicides Orges d'hiver
A noter que le souffre a aussi une action.
Serenade Aso , utilisable bio et extenso, peu aider (44 à 88Frs/ha).

2.5 Raccourcisseurs
Leur utilisation est à réserver aux parcelles présentant un risque de verse élevé. Ce risque est accentué par :
la sensibilité variétale,
les semis précoces,
la densité élevée,
le tallage important,
la fumure azotée intensive,
le faible rayonnement solaire lors de la montaison.
On fera attention aux conditions d’utilisations rigoureuses qu’exigent les régulateurs. lien: FT 2.41
Voici les conditions dans lesquelles ne pas appliquer de régulateurs :
• Période de forte amplitude thermique (écart > 15° C)
• Gel
• Température élevée
• Déficit hydrique
• Déficit azoté
• Choc herbicide
• Période de bise
CLIC : Raccourcisseurs Orge

Blé d'Automne
Les stades des blés sont très hétérogènes : pour une même date de semis et dans une même parcelle, on observe des écarts allant d’épi 0,5 cm à plus de 4cm, selon les variétés.
Attention : Vérifiez bien le stade avant d’intervenir pour le désherbage (mécanique ou chimique) et pour l’application de régulateurs, adapté vos choix au stade de la parcelle!

3.1 Fumure Azotée
La stratégie de fumure azotée pourra s’établir en tenant compte de la classe concernée afin de maximiser le rendement ou la teneur en protéines dans le cas du blé TOP (Voir graphique ci-dessous).
Le troisième apport se fera entre le stade 2 nœuds et dernière feuille étalée (schéma ci-dessous)
Rappel : un apport d’engrais azoté est bien valorisé lorsque les précipitations qui le suivent cumulent 15 mm en 15 jours.

3.2 Désherbage Mécanique
Le désherbage mécanique est encore possible jusqu’au stade 1 noeud. Video Prométerre desherbage mécanique des céréales d'hiver

3.3 Désherbage avec Herbicide
Selon le stade, un désherbage antigraminées contre le vulpin/raygrass peut encore être envisagé.
En revanche, les résultats sur les adventices déjà développées seront très moyens.
Contre le brome stérile stratégie principalement avec du Talis/Sprinter ou Atlantis Star ou Atlantis Flex/Agiliti en 2 applications avec adjonction de mouillant au plus tard au stade épis 1 cm.

Pour la folle avoine la lutte se fait principalement avec des FOPs (Hussar Duo, Foxtrot, Puma Extra) et des DENs (Avero, Avacco, Axial One)

La lutte contre les dicotilédons et les vivaces:
3.4 Fongicides
Des taches sont apparue sur certaine variétée suite à la baisse des températures. Attention à ne pas confondre la septoriose avec des taches physiologiques, certaine variété marquent beaucoup plus que d'autre avec les amplitudes thermiques. La septoriose progresse du bas vers le haut tandis que les tâches physiologiques n’affectent que la partie supérieure du feuillage.


Attendre le stade 2 nœuds pour évaluer le risque septoriose. CLIC : Méthodes de controle FT2.5
Stade BBCH | Description | Maladies cibles | Recommandations |
BBCH 25-31 | 5 feuilles à 1 nœud (début tallage) | Septoriose, taches helminthosporiennes | Première intervention possible si les conditions sont humides et pluvieuses. |
BBCH 32-39 | 2 nœuds à dernière feuille (montaison) | Septoriose, rouille brune/jaune, oïdium | Période critique : risque accru d’infection. Appliquer en présence de symptômes ou de conditions favorables (pluies, rosée). |
BBCH 49-61 | Épiaison à début floraison | Septoriose, rouille brune/jaune, fusariose | Deuxième intervention possible si le temps reste humide. À éviter juste avant ou pendant la floraison pour limiter le stress. |
BBCH 69-75 | Remplissage des grains | Rouille brune/jaune, fusariose | Dernière intervention possible si nécessaire, surtout en cas de pression forte ou de risque de fusariose. |
CLIC : Listes des Fongicides Blé
Pietin Verse
La diversité dans l’assolement peut aider à limiter la présence de piétin verse… un blé tout les deux ans est clairement un facteur aggravant le risque de piétin verse.

Contrôle du piétin verse entre le stade épis 1cm et 2 nœuds
• Si le prélèvement a été effectué proprement en conditions sèches, il peut être examiné directement, sinon il doit être lavé avec soin à l‘eau courante.
• Gaines saines : blanches à vertes. Gaines malades : tâches sur des gaines encore saines.
• Selon la période d‘observation, il n‘est pas possible de distinguer les attaques de rhizoctone de celles du piétin verse tant que la maladie n‘a pas atteint la tige.
• Les gaines complétement sèches doivent être retirées et ne sont pas considérées malades.
CLIC : Calculateur de risque Piétin verse FT2.5
CLIC :produits de traitements
3.5 Raccourcisseurs
Les raccourcisseurs ne sont pas autorisés en extenso. Pour le blé, nous préconisons d’avantage l’utilisation du CCC Chlormequat, moins impactant sur les cultures (non utilisable sur orge) à appliquer au stade épis 1cm du blé. Les doses sont à faire varier en fonction de la variété et du risque de verse. Les doses trop fortes ou inappropriés peuvent avoir un effet négatif sur le rendement.

Le CCC (chlorméquat-chlorure) s’applique au stade épi 1 cm. Il est généralement miscible avec les herbicides, mais certaines sulfonylurées et hormones nécessitent une réduction de 20 à 50 % des doses.
Le CCC est peu sensible au gel après application, mais son action sera favorisée en conditions de croissance active. Le coût du traitement est très faible, de 4 à 13 CHF selon la dose (à choisir en fonction de la sensibilité de la culture et des conditions au moment du traitement). Il n’a aucune incidence sur le rendement, car il ne supprime pas de talles. il peux être compléter par un autre régulateur en cas d'effets insuffisant.
En cas de nombre de talles supérieur à 4-5 (à adapter selon votre densité de plants/m²), l’application d’autres régulateurs de croissance peut être envisagée pour maintenir une masse végétative aérée, limitant ainsi la propagation des maladies.
Les autres régulateurs s’appliquent généralement aux stades 1 à 2 nœuds.
Les produits à base de trinéxapac-éthyl seul (ex. : Moddus, qui réduit fortement le nombre de talles) peuvent être appliqués jusqu’au stade BBCH 37.
Le Prodax (à base de prohexadione-calcium) pourra être utilisé jusqu’au stade gonflement (FT 2.4.5).
CLIC : Produit Raccourcisseur- Régulateur

Famille chimique | Exemples de substances actives | Mode d’action | Effets principaux |
Inhibiteurs de la synthèse des gibbérellines | Trinéxapac-éthyl (ex. : Moddus®) | Bloque une étape clé de la biosynthèse des gibbérellines, réduisant l’élongation cellulaire. | Réduction de la hauteur des tiges (jusqu’à 20-30%), augmentation de l’épaisseur des parois cellulaires. |
Chlorméquat-chlorure (ex. : Cycocel®) | Inhibiteur de la synthèse des gibbérellines, moins spécifique que le trinéxapac-éthyl. | Effet modéré, surtout sur les variétés sensibles à la verse. | |
Triazoles (fongicides à effet régulateur) | Tébuconazole (ex. : Folicur®) | Effet secondaire sur la croissance via l’inhibition de la synthèse des gibbérellines. | Réduction de la hauteur et amélioration de la résistance à la verse, surtout en association avec d’autres régulateurs. |
Propiconazole (ex. : Tilt®) | Similaire au tébuconazole, utilisé aussi pour son effet fongicide. | Effet régulateur modéré, souvent utilisé dans des mélanges. | |
Autres substances | Ethephon (ex. : Cerone®) | Libère de l’éthylène, hormone qui bloque la croissance et favorise l’épaississement des tiges. | Réduction de la hauteur, surtout en fin de cycle (BBCH 39-49). Peut aussi accélérer la maturation. |
Effet | Trinéxapac-éthyl | Chlorméquat-chlorure | Triazoles (tébuconazole, propiconazole) | Ethephon |
Réduction de la hauteur | ++++ | +++ | +++ | ++++ |
Résistance à la verse | ++++ | +++ | +++ | ++ |
Amélioration de la qualité | + | + | + (via réduction du stress) | +++ (maturation) |
Persistance d’action | 3-4 semaines | 2-3 semaines | 2-3 semaines | 1-2 semaines |
Risque de phytotoxicité | Faible | Modéré | Faible | Modéré (stress possible) |
Choisir le produit en fonction du stade, de la variété et des conditions météo.
Associer si possible fongicide + régulateur pour optimiser le passage.
Respecter les doses et les intervalles entre les applications.
Surveiller l’effet 10-15 jours après l’application : si la croissance est toujours excessive, un deuxième passage peut être nécessaire (surtout pour le chlorméquat).
Éviter les surdosages : Risque de nanisme excessif, de réduction de rendement ou de sensibilité accrue aux maladies.
Variabilité variétale : Certaines variétés (ex. : blé dur, variétés à paille longue) répondent mieux que d’autres.
Conditions météo : Éviter les applications en période de sécheresse ou de fort ensoleillement pour limiter le stress.
Blé panifiable : Les régulateurs améliorent souvent la teneur en protéines et la qualité boulangère.
Pois Féverole
4.1 Pois d'hiver
Désherbage avec produits de synthèse:
Dès apparition des premières fleurs, il n’est plus possible d’intervenir
Rattrapage en Post-levée
Si suite à un désherbage de pré-levé en automne, un rattrapage contre les dicotylédones est nécessaire, une application de Boléro peut être réalisée avant la floraison.
Il est aussi possible d’utiliser un anti-graminée spécifique pour la gestion des graminées (Ray grass, vulpin, brome, …). Pour ces produits (Select, Focus Ultra, Fusilade Max, Agil, Targa Super,...), les applications peuvent avoir lieu s’il n’y a pas de gel nocturne quelques jours avant et quelques jours après l’application.
Gestion des chardons :
Pour les parcelles les plus avancées, à partir de 6 étages foliaires, il est possible de désherber les chardons (15 à 20 cm de haut) avec MCPB en application fractionnée : 2 x 2l/ha à 5-7 jours d’intervalle.
Attention, Le MCPB peut marquer fortement les pois, il est important de bien le fractionner.
Un traitement par temps chaud et poussant est fortement recommandé.
Faire de préférence uniques les zones avec les chardons !
CLIC : Desherbant pos d'hiver

Anti graminées speécifique, voir plus bas féverole
CLIC : Ravageurs (FT 9.6) :
Les premiers sitones adulte peuvent être présent dans les parcelles de pois d’automne. Les adultes ne cause pas de grosses pertes sur cultures bien installée, mais leur larve s'attaquera aux nodosité et pénalisera la nutrition et donc la croissances des plantes attaqué.

Une intervention insecticide est possible mais requiert une autorisation en PER et nécessite également de sortir du programme extenso. Cette sortie d’extenso est une opération très rarement rentable.
Rappel des seuils d’intervention : 5 à 10 encoches par foliole sur les 2 premiers étages foliaires.
Il est dans ce cas préférable d’appliquer une vingtaine d’unités d’azote par hectare pour compenser les dégâts causés par les larves sur les nodosités que de sortir du programme Extenso.
En cas d’attaque, il est possible d’apporter 20U d’azote minéral pour booster le pois et compenser les dégâts de sitones.
CLIC : Insecticides contre sitone
4.2 Pois de printemps
Désherbage :
Chimique
CLIC : Produit desherbage pois de printemps
Pour les parcelles sans désherbage de pré-levé, il sera possible d’intervenir en post-levée entre les stades 2 à 4 étages foliaires.
Attention les conditions suivantes devront être respectées :
adventices au stade 2 feuilles
temps poussant (> 12°C)
absence de gel 3 jours avant et après le traitement
sol humide
température inférieure à 22°C
plantes sèches
Il est aussi possible d’utiliser un anti-graminée spécifique pour la gestion des graminées (Ray grass, vulpin, brome, …). Pour ces produits (Select, Focus Ultra, Fusilade Max, Agil, Targa Super,...), les applications peuvent avoir lieu s’il n’y a pas de gel nocturne.
Anti graminée spécifique, voir féverole plus bas
Mécanique
Le désherbage mécanique est également une alternative jusqu’à 4 -5 étages foliaires.
Cette solution n’est plus envisageable dès que les vrilles sont en contact.

Désherbage de rattrapage avec produits de synthèse
Idem pois d’automne
Ravageurs
Idem pois d’automne
4.3 Feverole
Desherbage Mecanique
La féverole est plus facile à desherber mécaniquement que le pois, passé de préférence l'après midi qd la seve est dessendu et les plantes maléable. Eviter les periode de gel avant et après opération.

Desherbage chimique

Il est souvent necessaire de faire un ratrapage avec un anti graminée specifique (pensez adjuvants (heliosol, silweet,) +1l d'huile /Ha)

Select non homologué féverole
Tournesol
5.1 Semis


5.2 Herbicides Tournesol :
5.3 Préparation du sol
- Ne pas travailler sous la zone de semis
- Éviter les fissurations/mélange en profondeur : remonté de lard, formation de mottes. Si pas le choix, rappuyer (rouleau) pour refermer les fissures et éviter la perte de votre réserve en eau, réduire les mottes.
- Laissé un sol suffisamment fin.
Outils : vibroculteur, déchaumeur à petits disques indépendants (diam max 560mm), herse rotative …
Gardez votre eau en profondeur pour votre culture si la structure est bonne. Tout travail profond au printemps vous fera perdre l'eau de votre sol. Une culture de printemps ne se gère pas comme une céréale d'hiver, qui elle doit subir les pluies d'automne et d'hiver. Les problèmes de structures se gèrent en fin d'été ou en automne selons les conditions.

En cas de labour, PAS de RASETTE (vous créez un matelas en fond de raie que les racines des plantes cultivées ont en horreur) ! Il faut qu’il soit rapide et peu profond (15cm max). Rappuyez rapidement pour éviter son dessèchement en profondeur. Les fissures et l’émiettement remplacent l’eau par l’air, or une plante se nourrie d’eau par les racines, pas d’air ! (Remarque valable pour tous travails profonds au printemps).
En culture de printemps, on prépare sa structure sous la zone de semis l’année d’avant, par exemple en fin d’été ou en automne. GARDEZ l’eau emmagasinée l’hiver pour vos cultures ! Nous avons perdu entre 3 et 400mm de pluie annuelle sur le canton en 25 ans (+/- 35%), principalement au printemps et en été.
Gardez votre eau stockée, ne la remplacez pas par de l’air, que les plantes captent grâce à leurs feuilles !
Le travail du sol au printemps vise le réchauffement rapide de la zone de semi et un empiétement suffisant de la terre au tour de la graine pour un bon contact sol-graine et une levée homogène. La structure sous le lit de semence se prépare l’année d’avant…


5.4 Protection contre les oiseaux
Pour lutter contre les dégats d'oiseaux, voici les groupes WhatsApp pour signifier vos parcelles aux tireurs volontaires:
CLIC : SUD EST du canton(rive gauche)
CLIC : SUD OUEST du canton (Champagne + Arve et lac)
CLIC : NORD du canton
Nous restons à votre disposition pour toutes questions ou remarques.
Si vous avez des doutes ou besoin de conseils pour la mise en oeuvre des pratiques décrites dans ce message technique, nous nous ferons un plaisir de vous accompagner.
Jacques Wurtz
079 776 62 56
Aurélien Bouchet
079 366 32 59























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