Juin

La lettre infos juin

ZOOM sur l’élevage en Suisse : notre pays possède l’une des lois les plus strictes au monde en matière de protection des animaux, liée à leur bien-être

Les éleveurs suisses produisent du lait, des œufs et de la viande. L’élevage contribue au maintien d’un paysage ouvert. Sans vaches sur les alpages, fini le ski car les broussailles, puis la forêt, reprendront vite leur droit. La suisse est un pays d’herbages : les 2/3 de la surface agricole est constituée de prairies et de pâturages. Sur la plupart de ces surfaces, il est impossible de cultiver du blé ou d’autres cutures, en raison de l’altitude ou encore de la pente. Ces prairies produisent la grande majorité des aliments nécessaires aux vaches sous forme d’herbe ou de foin. En plus, les prairies sont de fantastiques pièges à carbones qui permettent indirectement de lutter contre le réchauffement climatique. L’élevage en Suisse remplit donc de multiples fonctions. Détenir des animaux c’est bien mais encore faut-il qu’ils le soient dans de bonnes conditions. Et la Suisse est la pointe en matière de bien-être animal et dispose, fait unique, d’une ordonnance sur les effectifs maximaux (OEM, 916.344). Le bien-être animal repose sur trois piliers. Tout d’abord et c’est bien évident, chaque détenteur d’animaux de rente doit respecter les diverses dispositions de la loi fédérale sur la protection des animaux (LPA, RS 455). A son article premier, il est précisé qu’elle a pour but de protéger la dignité et le bien-être de l’animal. C’est la loi la plus sévère au monde en la matière. Ensuite, l’ordonnance sur les paiements directs alloués à l’agriculture (OPD, 910.13), permet aux éleveurs d’adhérer, contre rétribution, à des programmes facultatifs particulièrement respectueux des espèces animales et qui sont bien plus sévères que les dispositions de la loi sur la protection des animaux. Il s’agit de la SRPA et de la SST. Ces programmes tiennent compte des dernières connaissance scientifiques en matière d’éthologie, comme des sorties régulières en plein air ou encore la mise à disposition d’aires d’exercice avec des revêtement en dur. Le tout adapté à chaque espèce pour répondre à leurs besoins spécifiques. Pour terminer, il existe plusieurs marques et labels qui proposent des exigences supplémentaires spécifiques pour chaque espèce. Ces trois piliers font l’objet de contrôles périodiques très stricts. Les éleveurs suisses se font un point d’honneur d’élever leurs animaux dans des conditions optimales et en respectant le bien-être de chaque espèce.